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Une marche pour le changement en Algérie le 12 février

lundi 31 janvier 2011, par Rédaction

Une grande marche pour le changement et la démocratie en Algérie sera organisé le 12 février prochain à Alger.

Une marche pour le changement en Algérie le 12 février. La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) regroupant la LADDH, le SATEF, le CLA, le SNAPAP, les sections CNES, des partis politiques tels que le RCD, le MDS, le CCDR, le PLJ, le PLD et le PST, des personnalités comme Me Ali Yahia Abdenour, Abdelaziz Rahabi, Ali Rachedi Abdesselem et des associations de la société civile (étudiants, jeunes, femmes) a engagé un véritable bras de fer avec le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, autour de la marche programmée pour le 12 février prochain à Alger. Les initiateurs de la marche pour le changement et la démocratie en Algérie ont maintenu leur action malgré les mises en garde du ministre de l’Intérieur. Selon Rachid Maalaoui, le président du syndicat SNAPAP, l’un des initiateurs de cette manifestation, la marche sera « maintenue » quelle que soit la décision des autorités.

Le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a indiqué hier que les marches étaient interdites à Alger. Selon lui, le refus n’est pas seulement signifié à l’opposition : « Si un parti de l’alliance présidentielle envisage demain d’organiser une marche à Alger, je peux vous dire en tant que ministre de l’Intérieur, qu’elle sera interdite » a-t-il affirmé sur les colonnes de Liberté. Le ministre a expliqué que l’interdiction des marches était justifiée par des raisons de sécurité : « Alger est une ville de trois millions d’habitants. Il y a des problèmes qui peuvent ne pas être pris en compte par les organisateurs des marches », a-t-il assuré. Les manifestations de rue sont interdites à Alger depuis le 14 juin 2001 quand une marche des Aarouch avait tourné à l’émeute faisant huit morts et des centaines de blessés. Mais selon Me Bouchachi, le président de la LADDH, une demande d’autorisation sera « introduite » aujourd’hui auprès des services de la wilaya. Cette démarche n’est qu’une formalité pour démontrer que les initiateurs « agissent dans la légalité », a t-il ajouté.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant